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Installation sonore et vidéo interactive conçue et réalisée sous la direction de Thierry Fournier Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Nancy - grande salle de dessin 1, avenue Boffrand 54000 Nancy Présentation le 23 juin de 10h00 à 20h00, dans le cadre de la fête ARTEM.
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Feedbackroom
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Cette œuvre est réalisée dans le cadre d’un Atelier de Recherche et de Création Artem (ARC Electroshop 6.0, 2006-2007, co-coordonné par Thierry Fournier et Samuel Bianchini), porté conjointement par l’Ecole nationale Supérieure d’Art de Nancy, le groupe ICN et l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nancy, avec le soutien du CITu (Fédération de laboratoires des universités Paris 1 et Paris 8).
Projet développé avec la participation de Julien Cazals, Charles Huguet, Louise Vigier (étudiants à l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nancy), Isabelle Ferrière, Yannick Larvade et Oscar Péré (étudiants à ICN Graduate Business School), Régis Fanjat, Chia-Chin Lin et Guo Tsong (étudiants à l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy). |
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Feedbackroom / Photo Thierry Fournier
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Feedbackroom est une installation sonore et vidéo interactive. Un micro est posé sur un pied, au centre d’une salle plongée dans l’obscurité, entourée de haut-parleurs de forte puissance. Au repos, un larsen sourd circule dans les basses entre le micro et les hauts-parleurs, comme une respiration, une présence. Seul le profil du micro et de son pied est visible, vidéoprojeté sur lui verticalement, en blanc saturé. Lorsqu’un visiteur entre dans l’espace, ce halo blanc et pixellisé apparaît également au sol autour de lui ; il l’accompagne comme une ombre en négatif . Son entrée dans l’espace de l’installation provoque l’émergence de larsens saturés dans les basses, comme le son d’une guitare électrique en boucle sur son ampli. La présence conjointe de plusieurs visiteurs ouvre autant de réactions sonores parallèles. Chaque geste module le son, entretenant une tension et une ambiguité entre un jeu musical et un défi physique. L’ensemble évoque un organisme dangereux, emplissant l’espace, qui paradoxalement ne dépend que des visiteurs - à la fois appelés et menacés par les phénomènes qu’ils provoquent. Le phénomène du larsen est développé ici dans une logique générale de feedback visuel et sonore, confrontant les visiteurs aux effets et à l’image de leur seule présence.
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