niform
Installation interactive de Samuel Bianchini

Une coproduction CiTu, Dispothèque et numeriscausa avec la collaboration scientifique du Limsi-CNRS.

Ce projet a obtenu les soutiens du Ministère de la culture et de la communication (Programme Dicréam) et de la Mairie de Paris.


 
Organisme porteur :dispothèque
CHEF DE PROJET : Samuel Bianchini
 
niform est une installation interactive qui couple différents mouvements devant et dans une image de grande dimension figurant un groupe de représentants de forces de l’ordre uniformisés par leur tenue et par l’image initialement plongée dans le flou. Mettant en œuvre une profondeur de champ interactive, l’image devient localement nette à mesure que les spectateurs font le point, qu’ils avancent vers l’image, vers un des hommes qui la compose, qu’ils passent d’un état général et uniforme de l’image à la vision proche d’une singularité humaine, en face à face.
 
 
Note d'intention
Descriptif général
Générique
Liens externes
 
niform, installation interactive, Rouen, 2007 / Photo : Samuel Bianchini
Note d'intention

niform est une installation interactive qui couple différents mouvements devant et dans une image de grande dimension (6m x 3,4m minimum) figurant à l'échelle 1 un groupe de représentants des forces de l'ordre. Au premier abord, l'image est fixe et globalement floue. La netteté est faite sur un petit élément de mobilier urbain en avant plan de la scène, une barrière de sécurité qui entre légèrement dans le champ. Le groupe, uniformisé par le flou, l’est aussi par l’uniformité vestimentaire de la quinzaine d’hommes qui le compose : l'image est celle d'un cordon de policiers en tenue anti-émeute.
Selon leurs déplacements dans l'espace devant l'écran, les spectateurs agissent sur la profondeur de champ de l’image : dès qu'un spectateur se rapproche de l'image, la partie de l'image, le policier qui se trouve face à lui, devient progressivement net. À moins de soixante-dix centimètres de l'image, le spectateur a fait la mise au point sur le représentant des forces de l’ordre qui lui fait face. Et, plus proche encore, à moins de trente centimètres, il l'anime de quelques signes très discrets qui lui donnent vie : le policier respire, cligne des yeux, bouge légèrement un bras, etc.
La profondeur de champ est localisée dans l'image ; les passages entre zones de netteté et zones floues se font progressivement et dynamiquement, conférant un aspect “élastique” à cette image. Plusieurs spectateurs peuvent faire réagir l'image en même temps et à chacun d'eux répond une profondeur de champ. L'image élastique n'a plus une profondeur de champ mais des profondeurs de champ qui sont localisées et qui varient avec le déplacement des spectateurs.
D'une image uniforme, chaque spectateur passe à une focalisation dans l'image, vers un homme singulier, puis vers un individu auquel il fait face.
 
 
niform, installation interactive, Rouen, 2007 / Photo : Samuel Bianchini
Descriptif général

La profondeur de champ varie selon l’avancée des spectateurs vers l’image.
Sans spectateur l’image est complètement floue et fixe.
À mesure qu’un spectateur avance vers l’image il fait la netteté face à lui, et seulement face à lui, dans l’image.
La zone de netteté passe progressivement dans le flou du reste de l’image (devant lequel il n’y a aucun spectateur) pour ne pas donner un effet de découpe brutale.
Plus le spectateur est proche de l’image plus celle-ci est nette face à lui, il y a donc bien une relation directe entre : distance du spectateur par rapport à l’écran / netteté de l’image : + la distance est courte, + la netteté est importante.
Lorsqu’il est très proche de l’image (env. 30cm) celle-ci s’anime : le représentant des forces de l’ordre bouge très légèrement.
S’il y a plusieurs spectateurs, l’image se comporte de la même façon pour chaque spectateur, donnant lieu à de multiples profondeurs de champ simultanément.
 
 
Générique

Auteur : Samuel Bianchini
Ingénierie (captation) : ExperiensS (Thomas Bouaziz et Yoan Leyris)
Ingénierie (traitement d'image) : Adrien Mazaud
Assistant : Oussama Mubarak
Photographie : Jérémie Giniaux-Kats [site web]
Avec les conseils et soutiens de Sylvie Tissot, Paul Girard et Stéphane Maguet

Remerciements à Antonio Gallego, Vincent Gautier, Cyrille Henry, Christian Jacquemin, Jason Karaïndros, Julie Miguirditchian, et, pour le montage lors de la première exposition de l'œuvre, au personnel administratif et technique de l'École régionale des Beaux-Arts de Rouen ainsi qu'à Anne Lemarchand et Sophie Mari, étudiantes à l'Erba.

Une œuvre dédiée à Alain Declercq

 
 
Liens externes

Site de Samuel Bianchini

Numeriscausa

Mairie de Paris

DICREAM