|
|
|
Exposition sk-interface Du 01/02 au 30/03/2008 Foundation for Art and Creative Technology 88 Wood Street, Liverpool L1 4DQ, UK www.fact.co.uk |
|
|
|
|
CHEF DE PROJET : Maurice Benayoun
|
|
|
|
|
L'exposition sk-interface organisée par la Foundation for Art and Creative Technology (FACT), Liverpool, UK, est l'occasion de présenter une nouvelle version du dispositif World Skin de Maurice Benayoun (musique de Jean-Baptiste Barrière).
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Armés d'appareils photo, nous déambulons dans un espace tridimensionnel. Le paysage qui s'offre à nous est celui de la guerre. Immeubles détruits, hommes en armes, chars, canons, débris, corps blessés, mutilés. Cet assemblage de photographies et d'images d'actualités provenant de différents lieux de combat constitue un univers saturé de violence tranquille. L'espace sonore donne le ton d'un monde où la souffrance est la respiration. Peu d'effets. On sent bien que notre présence, en tant que visiteurs, pourrait troubler cet équilibre chaotique. C'est notre action pourtant qui réveillera la douleur. Nous photographions et la photographie est ici une arme à effacer. Le pays de la guerre n'a pas de frontières. Comme autant de touristes nous le visitons camera au poing. Chacun peut cadrer, capturer un moment de ce monde à l'agonie. Ce qu'il prend n'est plus là pour personne. Chaque fragment photographié disparaît de la scène remplacé par sa silhouette noire. Progressivement le monde s'efface au gré des prises de vues. Chaque image saisie est imprimée. Lorsqu'elle est sur le papier, elle n'est plus sur l'écran. Seule persiste sa trace fantomatique, dispersée selon le point de vue, qui vient occulter des fragments de photographies à venir. Notre progression dans cet univers trahit sont caractère infini et les éléments chaotiques se régénèrent quand on les redécouvre, assemblés différemment dans une tragédie sans fin. Nous prenons des photos. Par notre geste - agression puis plaisir à partager - nous arrachons la peau du monde. Celle-ci devient trophée et notre gloire augmente quand le monde disparaît. L'immersion dans la guerre est ici une immersion dans l'image. Mais c'est un spectacle. Dans l'ordre des événements qui jalonnent l'histoire individuelle, la guerre est un accident particulier qui fonctionne comme révélateur du tréfonds de l'humanité. Il participe de la réification de l'autre. La prise de vues dépossède de l'intimité de la douleur en même temps qu'elle en témoigne.
|
|
|
|
|
|
|
sk-interfaces est une exposition pluridisciplinaire réunissant des travaux d'artistes contemporains reflétant le sentiment grandissant d'incertitude et d'entre-deux que nous rencontrons à l'âge des extensions technologiques.
Liste des oeuvres : Tissue Culture and Art Project: Victimless Leather Orlan: Harlequin Coat Wim Delvoye: Sybille II Stelarc: Extra Ear, Ear on Arm Art Orienté objet: Artists' Skin Culture, Roadkill Coat, Trans-species Aura Photographies Critical Art Ensemble: Immolation Eduardo Kac: Telepresence Garment Zbigniew Oksiuta: Biological Habitat, Spatium Gelatum, Cosmic Garden Jun Takita: Light only Light Julia Reodica: hymNext Hymen Project Maurice Benayoun et Jean-Baptiste Barrière: World Skin The Office of Experiments: Truth Serum Zane Berzina: Touch Me Wall Jill Scott: e-skin: Somatic Interaction Olivier Goulet: SkinFlags, SkinBag Corps.EXT Yann Marussich: Bleu Remix Kira O'Reilly: Inthewrongplaceness (at the Bluecoat)
|
|
|
|
|
|
|
Création : Maurice Benayoun Musique : Jean-BaptisteBarrièrePremière version (1997) : Développements : Patrick Bouchaud, Kimi Bishop, David Nahon Préparation graphique : Raphaël Melki Production : Ars Electronica Center , Z.A Production, Silicon Graphics Europe Remerciements : Daniela Basic, Zorha Balesic, Laurent Simonini, Pierre Beloin, Guergana Novkirichk Deuxième version (2008) : Développements : Adrien Mazaud, Paul Girard, Safwan Chendeb, Pierre Julllian de la Fuente. Production : Arcadi, CITU
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|